Pour la connaissance libre

#ConnaissanceLibre2017

2. La libre diffusion du savoir

Quelle est votre position sur les dispositions de la loi pour une République numérique concernant la durée d’embargo des publications de recherche, et l’exception pour fouille de textes et de données ?

Réponses des candidats

Il est certain que les droits des grands éditeurs scientifiques internationaux, en situation d’oligopole, ont besoin d’être limités afin de ne pas nuire à les diffusion des connaissances et à ne pas grever les budgets des bibliothèques comme c’est le cas actuellement au point que celles-ci se désabonnent. « Plus la durée d’embargo est longue, plus l’audience est faible ». Axelle Lemaire a parfaitement résumé l’enjeu d’une réduction de cette durée d’embargo. La loi pourrait être plus ambitieuse pour ce qui est de l’open access et systématiser le principe du libre accès au bout de 6 mois pour les sciences exactes et 1 an pour les SHS au lieu d’en laisser la responsabilité à l’auteur. 

Cependant, la question de l’impact économique et financier pour les éditeurs scientifiques français, qui participent eux-aussi à la diffusion des savoirs, doit être prise en compte. Il faut donc imaginer une évolution des modèles de revenus des acteurs de l’édition scientifique sur leurs cœurs de métier qu’est l’éditorialisation. Nous devons les soutenir et les accompagner dans cette direction.